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«C’est impossible, dit la fierté;

C’est risqué, dit l’expérience;

C’est sans issue, dit la raison;

Essayons, murmure le cœur»

– William Arthur Ward

 

 

Beaucoup d’entre nous désir changer de vie, de métier, d’horizon… quelques-uns le tente, mais bien souvent, nous n’osons qu’en rêver sans pour autant mettre en œuvre ce changement.

Comment fait-on pour changer ? Que mettent en œuvre ceux qui changent ???

Bien souvent, ceux qui osent changer sont à l’écoute d’eux-mêmes, attentif à leurs émotions.

Autrement dit, changer c’est savoir s’interroger dans un premier temps,  ici et maintenant sur ce que nous ressentons ; se poser la question si nous sommes en adéquation ou non avec nos valeurs dans ce que nous vivons, sommes-nous en congruence, en phase, avec ce que nous sommes vraiment ?

Comment savoir s’il serait nécessaire de changer ?

Prenons un exemple : si je suis quelqu’un qui respecte la nature, mais qui travaille dans un milieu qui n’en fait pas cas, bien sûr je peux tenter de faire changer les choses dans mon lieu de travail, mais cela n’est pas toujours entendu, ni compris, ni suivi, au bout du compte je vais finir par m’y sentir mal, en décalage avec mes valeurs, et peut être même mis à part, stigmatisé… est-ce que je peux continuer ainsi ? Ne vaut-il mieux pas changer de métier  ou de lieu de travail si c’est possible ?

Parfois le décalage n’est pas si grand, il est juste insidieux, sournois, cela peut se manifester par des dimanches soir difficile, des débuts de semaine plein de lassitude, le décompte des jours avant les prochaines vacances…

Cela peut aussi se jouer à l’inverse par un surinvestissement dans le travail, qui alors ne me laisse plus le loisir de penser à moi, le travail prend toute la place même le weekend ! Je me sens submergé, incapable de décrocher…ma vie n’a plus aucun intérêt que mon travail. (il y a des boulot passionnant, je vous l’accorde, qui ont cet effet là , mais dans ce cas nous sommes dans le plaisir, et nous n’avons aucun désir de changement).Ici, nous parlions de décalage entre ce qui est moi, et la place que je m’accorde, mes valeurs, mon ressenti, et la place du travail.

Il y a également des désirs de changement qui relève de la survie comme les cas de harcèlement au travail, ou les cas de burnout dû à un management inhumain, nous sommes là dans le cadre de la prévention des risques psychosociaux.

Dans tous ces cas, il semble important de prendre le temps de faire une pause, afin de s’écouter, de percevoir les signes que nous envoie parfois notre corps pour nous forcer à nous reconnecter à notre pensée, à notre ressenti  en équilibre corps / esprit, en harmonie avec ce que nous sommes vraiment.

N’avez-vous pas remarqué que notre corps nous parle ? Avec les moyens dont il dispose, c’est-à-dire la survenue d’un disfonctionnement, une douleur, d’une « mal-à-dit » (maladie) ? Certaines personnes peuvent aller très loin dans l’ignorance de ce langage-là, et parfois le corps frappe fort, de plus en plus fort, jusqu’à l’effondrement, la décompensation qui semble alors le seul moyen de stopper le cercle infernal de surdité à soi-même.

Pour changer commenço1367508330835ns donc par écouter nos émotions, ce que nous sentons, ce que nous ressentons à l’intérieur, ce que nous dit notre corps, en toute conscience.

Prenons le temps de nous interroger sur nos valeurs, sur ce qui nous convient, sur ce qui est important pour nous. En nous posant la question : est-ce que cela me convient ? Est-ce que je me sens en accord avec cela ?

Comment me reconnecter à moi-même ?

En sophrologie, nous allons travailler sur la connaissance, la conscience de notre schéma corporel, mais également sur le sens que nous donnons aux valeurs universelle qui nous gouvernent. Ces valeurs prennent une importance fondamentale dans le cheminement vers l’harmonie corps/esprit. D’ailleurs, Alfonso Caycedo  a défini la discipline qu’il a inventée comme « une science de la conscience et des valeurs de l’existence ». Les valeurs qu’il a mis en avant sans pour autant que cette liste soit exhaustive, sont :

  • L’individualité, comme symbole de liberté individuelle, d’existence propre, de respect de soi.
  • La groupéité, comme la rencontre avec l’altérité, l’autre complémentaire, le lien qui m’uni à ma famille, mes proches, mes amis. Cette rencontre de mon individualité avec celle de l’autre.
  • La société, comme la force du vivre ensemble, la construction d’un ensemble d’individualités complémentaires.
  • L’humanité, comme unité de ce que nous sommes sur cette terre quel que soit l’endroit où nous sommes né, la couleur de notre peau, la religion ou non que nous pratiquons. L’humanité est notre condition d’humain c’est aussi cette solidarité humaine que nous pouvons étendre à tout autour de nous, les qualités humaines essentielles pour vivre en bonne harmonie.
  • L’éternité, dans un sens spirituel néanmoins laïque, comme une valeur de continuité, d’ensemble, d’infini en perpétuel prolongation de soi, de l’autre, de l’ensemble que nous formons.

Cette base de valeurs, va nous aider ensuite, à chercher en nous d’autres valeurs plus personnelles, plus pragmatiques.

 

Ainsi, parfois sans nous en rendre compte, nous exprimons nos valeurs dans notre quotidien, comme respecter les emplacements handicapés sur les parkings, laisser sa place à une personne âgée dans les transports en communs, tenir la porte à la personne qui me suit, acheter à un producteur ses fruits et légumes sur le marché plutôt qu’en grande surface… ces choix de vie, ont une résonnance en nous qui tiennent à des valeurs acquises par l’éducations reçue mais également à des choix sur ce que nous voulons faire dans cette société.

 

Le changement donc va s’amorcer sur la prise de conscience de ce que nous voulons valoriser en nous. Par une réflexion tout d’abord, puis des  actions sur plusieurs plans.

Evaluer nos peurs qui bloquent le changement, revenir si nécessaire sur notre propre histoire, pour en évaluer l’impact, les liens qui nous retiennent.  Evaluer nos croyances profondes qui peuvent elles aussi nous empêcher d’avancer. En psychothérapie nous avançons sur ce plan là, en explorant les blocages plus ou moins ancien, en évaluant la place que nous avons joué, l’environnement qui nous a contraint, et en mettant des mots sur ce vécu. Nous nous replaçons dans l’ici et maintenant avec un regard bienveillant sur soi, en guérissant l’enfant intérieur que nous avons été. Je dis souvent à mes patients, qu’une psychothérapie ce n’est pas effacer pas le passé, mais nous permettre de vivre avec, en faisant la paix avec nous-même. Nous travaillerons sur la revalorisation de notre estime de soi ;

Prendre de la distance avec ces liens, jusqu’à les rompre.

En sophrologie, nous allons proposer un travail de projection dans le futur, afin de se préparer au changement, s’y voir déjà, se visualisé dans le futur et d’évaluer les points positifs. Se préparer aux difficultés éventuelles et se voir les surmonter, et prendre de la distance avec nos peurs bloquantes. Nous irons explorer les capacités que nous sommes capable de mettre en avant, et ainsi regonfler la confiance en soi. Dans tous les cas, nous irons vers une action positive, harmonieuse avec soi.

On pourra également se diriger vers un bilan de compétence si le changement concerne le travail afin d’identifier justement les ressources, les compétences qui nous correspondent le mieux. Clarifier ce qui fait de nous tel ou tel professionnel.

Le changement ensuite viendra avec son lot d’aléas, de réussites et d’échecs. L’important étant de ne pas s’arrêter sur le chemin, mais bien d’avancer. L’échec reste un échec si l’on s’y arrête définitivement et que l’on renonce. Il devient expérience quand nous en tirons des leçons pour recommencer autrement, différemment, en tenant compte de cet accroc dans notre parcours.

Le courage c’est de ne pas renoncer à nos rêves. Nous se saurons jamais si nous n’essayons pas.

alors essayons! et si c’est difficile, il y a sur votre routes des personnes prêtes à vous aider à oser.

contactez moi!

 

 

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« Prendre sur soi » ennemi du mieux être

De Marianne AOUN ROBERTY psychologue et sophrologue

Depuis longtemps déjà, j’entends mes patients en consultation me dire, lors de difficultés rencontrées au cours de leur vie, qu’ils ont « pris sur eux » pour supporter, pour accepter l’inacceptable parfois, pour endurer… et chaque fois, je ne peux m’empêcher de relever l’expression comme  la signature d’un plus grand effort pour se nuire à soi-même, pour se nier dans son vécu, ses valeurs ou son ressenti.cascade

Que signifie cette expression?

D’une part il s’agit d’une locution qui amène à se charger pour quelqu’un d’autre  d’une tâche sans forcément en avoir l’autorisation de ses supérieurs. En quelque sorte, si la chose devait mal tourner c’est moi qui en prendrais la responsabilité.

Par extension cette locution donc amène à prendre pour soi les fautes d’un autre, ou ses erreurs.

Cette expression va plus loin quand il s’agit de se faire violence, de se retenir, de se contraindre à ne pas réagir sur l’instant face à une difficulté. Et c’est souvent dans ce sens-là que mes patients l’emploi.

Dans le sens courant il s’agit donc bien d’éviter de ressentir, de parler  ou d’agir face à une situation qui nous semble intolérable.

L’évitement d’un évènement inconfortable est somme toute très naturel, très humaine, et nous en faisons l’apprentissage très jeune d’ailleurs, en détournant notre attention quand notre corps est douloureux, à penser à autre chose quand la situation que nous vivons est désagréable. Comme par exemple, chez le dentiste, nous pouvons nous promener dans nos pensées pour ne pas nous focaliser sur les sensations désagréables qui se passent dans notre bouche. Ces processus d’évitement nous sont alors fort utiles et souhaitables. C’est d’ailleurs un outil que nous utilisons en sophrologie assez couramment afin de nous aider à mettre à distance certain effets négatifs immédiat au profit de sensations plus sereines et tranquille.

Or donc, l’évitement peut nous être utile oui.

Mais, dans la vie de tous les jours, il se peut que nous ayons à éprouver des émotions négatives, plus ou moins fortes, comme de la colère, le chagrin,  l’inquiétude,  la frustration ou autre…

Et quand nous « prenons sur nous » pour ne pas exprimer ces émotions, le corps lui, les encaisse quand même. Autrement dit, il vit une émotion mais ne la fait pas sortir : le cœur s’accélère, les vaisseaux sanguins se dilatent, la pression artérielle peut augmenter, une poussée d’adrénaline peut être déclenché, mais le mental s’ingénue à nier toutes ses réactions physiologiques qui devrait pousser l’individu à agir, à réagir. Au contraire, il force son corps et son mental à se contraindre au renoncement de soi. Il se fait violence en ne s’autorisant pas une réaction normale.

De petits renoncements comme ne pas réagir au quart de tour quand votre supérieur vous fait un reproche plus ou moins justifié, peut parfois être de bon aloi pour sauver sa place…  ponctuellement j’entends. Car si ces remarques plus ou moins désobligeantes se répètent sans fondement, on tombe alors dans un autre débat sur le harcèlement au travail qui sera l’objet d’un autre article.

Mais, et vous l’avez sans doute constaté par vous-même,  lorsque nous nions une émotion souvent, bien souvent elle revient nous hanter longtemps, avec même un surplus d’intensité, accompagné de culpabilité. Et si cela se répète trop souvent,  peut alors devenir des pathologies plus intenses comme des angoisses phobiques, une forte culpabilité injustifiée mais très prégnante, des poussées de psoriasis, des réactions psychosomatiques comme des lombalgies, des dérèglements gastriques…

Une étude menée par WEGNER (1987) vient illustrer le fait que nous ne pouvons nier une émotion ou une  image  qui s’impose à nous. Cette étude montre qu’une consigne négative multiplie par 2 la fréquence de l’image que nous en avons. Si l’on vous dit « surtout ne pensez pas à un ours blanc, ne l’imaginez pas, laissez votre imagination gambader librement » la majorité des gens ne voit plus que l’ours blanc, évidemment ! De même si l’on dit à un enfant ne court pas, ou ne saute pas dans la flaque, il n’aura qu’une envie c’est de courir ou de sauter dans cette satanée flaque!

L’évitement tant de l’ours blanc, de l’envie de courir ou de sauter dans la flaque, ne dure en fait que quelques seconde, et reviens en rebond dans la pensée comme une injonction positive : l’ours blanc s’impose à notre pensée, courir devient une envie irrépressible comme de sauter à pieds joint dans la flaque !

Et que faisons-nous bien souvent ?

nous allons chercher à l’éviter en occupant notre esprit ou notre corps à autre chose : comme la boulimie de travail, d’internet ou de télévision, ou bien de sport ou encore d’hypersomnie,  parfois cela peut aller jusqu’à des excès de boissons, de drogue ou d’autres addictions… tout cela pour éviter de penser, de retrouver cette sensation désagréable, pour ne lui laisser aucune place.

Mais tout le monde sait que cela ne résout pas le problème, car dès que l’activité cesse, la sensation désagréable revient, parfois avec plus d’intensité encore.

Que peut vous apporter la psychothérapie et la sophrologie ?

En psychothérapie, nous allons apprendre à accueillir ces émotions, à leur donner l’espace qui leur manquait, à les mettre en mot dans un premier temps, à en chercher l’origine, la place qu’elles ont pris, parfois les répétions dans le temps. Bref à prendre le temps de les vivre, même si cela implique de pleurer, de s’effondrer quelques instant. Le lieu, l’espace du cabinet est prévu pour cela, et surtout vous n’êtes pas seule dans ce moment-là, je recueille avec vous ce moment, je vous aide à mettre les mots sur ces émotions, et nous prenons le temps de les comprendre. A choisir ensemble la juste place qu’elles doivent prendre pour vous.

En sophrologie, nous travaillerons sur les valeurs, sur le sens que l’on souhaiter donner à sa vie, un choix en toute conscience qui nous aidera à prendre les bonnes décisions appropriées à notre équilibre psychologique et physiologique. La méditation pourra être utilisée comme un outil d’ouverture de sa conscience vers une réalité plus sereine, un accueil serein et conscient des émotions des sensations. Petit à petit nous apprendrons à limiter les charges négatives et à poser des mots sur nos émotions. Nous travaillerons la respiration comme outils de retour au calme, sans pour autant nier l’émotion.

Ainsi, vous n’emploierez plus cette expression « je prends sur moi », vous n’userez plus de ce subterfuge de vous contraindre à ne pas ressentir, et s’il vous faut éviter de vous mettre en colère par diplomatie ou nécessité, vous saurez respirer calmement et rien ne vous empêchera pourtant de dire, « je n’aime pas ce que vous me dites, mais je l’entends, j’en prends acte, mais peut être que nous en rediscuterons ». Poser des mots, cordiaux, mais fermes, peut bien souvent aider une communication qui reste bloquée. De même, se poser comme une personne qui n’accepte pas toute les contraintes permet bien souvent le respect, car on se pose comme une personne responsable, connaissant ses limites.

Quand une personne vous manque de respect ou est incorrecte avec vous, vous pouvez lui dire cordialement mais fermement, « je n’aime pas ce que j’entends, alors je vous le rends, cela ne m’appartient pas ».

Soyez vous-même c’est ce que vous savez faire de mieux !

J’espère avoir été suffisamment claire dans mes explications, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous. Merci.

 

 

 

le chèque santé qui prend en charge la psychothérapie

la start-up Care Labs créée par Vincent Daffourd et Guillaume Gallois, mets en place une nouvelle manière d’envisager la santé, en particulier en offrant de s’occuper de la personne en amont du mal, c’est à dire sur le plan de la prévention.

Le chèque santé propose de mettre en place un partenariat entre l’entreprise , le salarié et les professions paramédicales de bien-être et de développement pour miser sur la prévention en proposant un complément des couvertures santé déjà existantes.

l’entreprise est invité à investir pour le bien être de ses salariés.

vertPour ma part, je souhaite un ample succès à ce système simple d’utilisation pour le salarié, et peu couteux pour le professionnel.  Un système qui favorise la prise en compte des besoins de bien-être, de bien-vivre des salariés, et qui comprend la nécessité d’une aide à cette prise de décision.

L’intérêt est triple, l’entreprise s’y retrouve en ayant des salariés créatifs, compétitifs et sereins, le salarié peut se permettre des consultations pour son mieux-être, vers des spécialités comme la psychologie, la sophrologie, l’ostéopathie, ou toutes professions paramédicales de bien-être et de développement,   et ces professionnels non afiliés à la sécurité sociale peuvent accueillir un plus grand nombre de clients.

la société CARS LABS touchera 3% des honoraires du professionnel.

N’oublions pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir, cela coûte bien moins cher à la société.

Avec ce chèque santé, un plus grand nombre de personnes peuvent enfin avoir accès à des soins qui jusqu’ici, restaient innaccessibles car trop cher pour eux.

https://www.facebook.com/ChequeSante?fref=ts

 

le remboursement des séances de sophrologie et de psychothérapie

Un certain nombre de mutuelles commencent à comprendre qu’il vaut mieux rembourser des séances de psychothérapi1353241079427e ou de sophrologie dans un but prophylactique* plutôt que de s’engager  dans des frais important si rien n’a été fait en amont .

Parfois, elles le font en surfant sur la vague du bien-être et de l’écoute de soi plutôt à la mode aujourd’hui, mais le but commercial c’est bien l’économie à long terme dont il est question. Et tant mieux si cette approche commerciale leur permet d’avoir de nouveaux clients !

En effet, lorsque j’interviens  auprès d’un individu traversant un moment critique dans son existence, je lui permets de poser des mots sur son mal-être si nous sommes en psychothérapie, ou je l’aide à lâcher prise si nous sommes en sophrologie, afin d’évacuer les tensions psychiques ou physiologiques et ainsi, lui permettre  de se prendre en main, d’être acteur de son mieux-être et par là de limiter sa prise de médicaments,  voire même de ne pas devenir dépendant du système de santé,  jusqu’à éviter parfois, des hospitalisations couteuses dans certain cas…

Je ne veux pas dire par là que je suis anti allopathie**, loin de moi cette idée, mais je constate que le lobbying des laboratoires pharmaceutiques agit parfois à l’opposé de l’intérêt de la communauté  (la sécurité sociale) en imposant une pratique allopathique systématique pour leur plus grand profit, quand parfois, des pratiques de médecine alternative, de relaxation ou de psychothérapie ont des effets à plus long terme et à des coûts au final bien plus modérés ;

La santé est un bien précieux (voir article sur la santé), et des études ont montrées que les personnes se prenant en charge, en étant actrice de leur santé, avaient  une meilleur réponse au traitement même lourds, qu’elles avaient de plus grandes chances de guérison, et consommaient au final bien moins de médicaments, donc faisaient faire des économie à la société.

La médecine moderne a fractionné l’être humain en différents organes, fonctionnements, afin de se spécialiser dans sourires_des traitements toujours plus pointus sur ces fractions d’être humain en oubliant souvent que derrière ce rein, cette rate, ou ce cœur défaillant il y a une personne avec son histoire, sa vie quotidienne, ses peurs, ses joies…

Le docteur Thierry Janssen chirurgien devenu psychothérapeute évoque  très bien cet aspect en disant : « Les médecines non conventionnelles, pour la plupart très anciennes, ont gardé une vision d’ensemble. Pour elles, l’être humain est un être multidimensionnel que l’on ne peut pas soigner comme un corps-objet, mais bien comme un corps-sujet : un corps qui pense, qui éprouve des émotions, qui a une psychologie, qui est en lien avec les autres et qui est influencé par l’environnement dans lequel il vit. »

La pensée humaine est puissante et peu générer à elle seule des dysfonctionnements psychiques mais également physiologiques, et inversement d’ailleurs « La science commence à le prouver : nous sommes des individus indivisibles ; notre corps fait des expériences qui génèrent des émotions, qui deviennent des pensées ; et, en retour, nos pensées font naître des émotions, qui ont des répercussions sur le fonctionnement neurologique, hormonal et immunitaire de notre corps. » ( dixit Dr Jensen).

Dans un futur proche, la nécessité économique va nous obliger à faire appel à des traitements plus respectueux de l’humain et moins couteuse pour la société. C’est un fait.

Selon Andrew Weill, qui promeut aux USA, les médecines alternatives, il n’y aurait en fait que 10 à 20 % des problèmes de santé qui résulteraient d’une médecine allopathique, les autres pathologies pourraient être traitées différemment en respectant le corps, l’histoire du patient, sa volonté d’être acteur de son traitement etc…

Cela laisse rêveur…

Mais je n’entends pas du tout ici vouloir dénigrer la médecine allopathique. Les médecins généralistes sont souvent en première ligne pour détecter les pathologies lourdes des patients, et souvent ils sont l’interlocuteur privilégié pour entendre la plainte, ils connaissent souvent leur patient depuis de nombreuses années, alors il n’est pas question ici de leur retirer ce mérite.

Simplement de leur suggérer qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir aider leurs patients, et qu’un partage de compétence peut aider leurs patients à aller vers un mieux-être global. Quand on sait que près de 70% des pathologies qu’ils rencontrent sont en lien avec le stress, il serait bon que la population apprenne à se prendre en charge différemment et comprenne comment se respecter, respecter les signes de son corps afin de limiter ces pathologies. Le traitement de ces pathologies ne passe pas seulement par la prescription d’anxiolytiques, d’antidépresseurs ou de somnifères mais peut passer par la prise de conscience de ce qui provoque ce dysfonctionnement, par la relaxation, par des exercices de respiration, de sophrologie. Changer sa façon d’appréhender sa vie, peut avoir des répercussions bénéfiques sur sa santé.

Certaines mutuelles commencent à le comprendre, certains médecins également. La prévention vaut mieux que la maladie. La coopération entre ces différentes approches apporte un plus aux patients et à la société.

En attendant voici une liste non exhaustive des mutuelles qui proposent un remboursement des séances de sophrologie :

http://www.syndicat-sophrologues.fr/media/tableau_mutuelles_qui_remboursent__sophro__083446000_1546_01052015.pdf

de plus un chèque  santé existe maintenant  pour la prise en charge de la sophrologie :

http://www.syndicat-sophrologues.fr/sophrologie/actualites/201-nouveau-partenariat-cheque-sante.html

je ne connais pas la liste des mutuelles qui prennent en charge la psychothérapie, mais il suffit d’appeler votre mutuelle avec votre n° de contrat pour vous en assurer.

*prophylaxie : ensemble de moyens médicaux mis en œuvre pour empêcher l’apparition, l’aggravation ou l’extension des maladies.
**allopathie : Mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments qui ont un effet opposé aux phénomènes pathologiques. (larousse)

 


 

4 Français sur 10 séduits par les autres médecines
39 % des Français ont déjà eu recours aux médecines non conventionnelles –
principalement l’homéopathie (27 %) et l’ostéopathie (15 %) –,
avec une prévalence des femmes (47 %, contre 31 % des hommes).
 Parmi eux, 39 % souhaitent prendre moins de médicaments,
28 % revendiquent l’efficacité de ces médecines,
19 % se sentent en confiance avec le praticien,
9 % se sentent mieux écoutés que dans le cadre de la médecine traditionnelle.
78 % des Français considèrent que ces médecines complémentaires sont efficaces en prévention,
77 %, pour traiter des maladies liées au stress,
55 %, en accompagnement du traitement des maladies lourdes.
Source : « Les Français et les médecines naturelles », sondage Ifop, novembre 2007.

la santé

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La santé est un bien précieux qui prend en compte la santé physique (confort de vie sans maladie ou  sans douleur) mais également mentale (confort psychologique) et sociale (sécurité de vie).

Les progrès de la médecine ont apporté un grand nombre de réponses positives à la santé physique, tant par la recherche de médicaments toujours plus performant, que par la prise en charge de pathologies de plus en plus tôt afin d’éviter la dégradation physiologique du corps. Les progrès en imagerie ont également permis d’être plus vigilent et d’agir en prévention.

La santé c’est aussi une démarche volontaire, une action que l’on mène sur soi-même. C’est-à-dire prendre soin de soi en mangeant mieux, en bougeant mieux, en étant attentifs aux besoins de son corps, en prenant en comptes les signes de son corps (fatigue, stress, agacement) , en étant attentif à son environnement  relationnel, professionnel,  (privilégier les relations amicales positives, se préserver des relations toxiques, trouver le juste équilibre entre ses besoins économiques et ses besoins physiologiques…) mais  aussi attention portée à son habitation se préserver un coin de repos de décompression sans écran  afin de pouvoir se ressourcer, aménager son lieu d’habitation avec harmonie pour s’y sentir bien.

Bien souvent nous ne nous rendons compte de tout cela que par le manque : Si nous avons mal au dos, notre dos prend toute sa place dans notre conscience, mais d’un point de vu douloureux. Si nous sommes stressés, notre corps se détraque, l’appétit, le sommeil, la vigilance sont mis à rude épreuve et nous prenons conscience d’un manque de sommeil, d’une fatigue accumulée, de réactions excessives…

Ces manques vont nous aider à prendre conscience que nous avons un chemin différent à parcourir, que nous avons le choix, qu’il ne tiens qu’à nous de changer. Parfois cela se fait dans la douleur (maladie, burn out, dépression, accidents, divorce…) parfois nous avons la chance de réagir avant la chute… l’important ce n’est pas de chercher à se culpabiliser de l’avoir fait si tard, l’important c’est de prendre conscience que nous avons besoin de changer quelque chose à notre vie afin de revenir à un équilibre écologique pour soi-même,  revenir à une homéostasie.

 

Comment ?

Il existe différentes voies d’accès à ce retour, j’en pratique 2 : la psychothérapie et la sophrologie. Les deux  peuvent être utilisées séparément, ou imbriquées l’une dans l’autre, en fonction de la demande de chacun.

La psychothérapie va vous permettre d’en apprendre sur le pourquoi. Chercher dans votre histoire, dans votre vécu les liens qui vous ont amené à cet état de dérèglement dans votre vie. Il faut parfois du temps pour trouver les réponses, pour s’autoriser à changer. Il faut aussi du courage pour partir à la rencontre de soi, de son inconscient, de ces motivations parfois contradictoires que l’on porte en soi. Mais quelle victoire ensuite de se connaitre mieux, de se comprendre mieux, et d’éviter les écueils désormais sur lesquels on buttait sans cesse auparavant. La psychothérapie demande un engagement avec soi-même avec le thérapeute et avec le temps. Il est souvent utile de prendre son temps afin de laisser venir à soi les prises de conscience.

La sophrologie, quant à elle, ne cherche pas la cause du mal-être, elle cherche à vous donner des outils afin d’être plus à l’écoute de vous-même, de retrouver un équilibre entre votre physique et votre mental. La sophrologie demande de l’entrainement, un engagement avec soi-même afin d’intégrer les techniques proposées pour pouvoir les réutiliser quand le besoin s’en fait sentir. La sophrologie peut aider l’individu à retrouver des sensations de perception de soi dans le bien-être, dans la douceur avec soi-même.

 

Les émotions

Les émotions sont des expériences, des réactions psychologiques et physiques à une situation qui peut être interne et /ou environnementale.

Emotion vient du latin motio qui signifie  action de se mouvoir, mouvement.

Les émotions sont une suite de réactions en chaîne dans notre système nerveux central, qui entraîne des réactions physiologiques de notre système nerveux autonome.

Autrement dit, lors d’une émotion, nos sens sont averti en premier lieu (la vue, l’odorat, le gout, l’ouïe, le toucher) cette information est transmise à notre cerveau qui va déclencher une réaction biochimique en chaîne  afin de nous préserver d’un éventuel danger.

Car à l’origine, nos émotions ont pour fonction de nous protéger.

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Il existe 6 émotions primaires :
La joie
La colère
Le dégoût
La peur
La tristesse
Et la surprise.

Ces émotions ne sont pas l’apanage des êtres humains, mais sont partagées par bon nombres d’animaux sur terre.

Quand nous affirmons que les émotions sont faites pour nous protéger, il faut se replacer dans le contexte de nos ancêtres les hommes préhistoriques qui devaient affronter toutes sortes de dangers dans leur environnement. Mais nous allons voir que finalement nous avons gardé bon nombres de ces émotions salvatrices même encore aujourd’hui.

  • Si l’on considère la peur elle a pour fonction de nous avertir d’un danger. Notre vision devient alors plus précise, nos réflexes sont plus vifs, nos muscles sont irrigués et prêts à fonctionner, et nous sommes moins sensible à la douleur tout cela, donc pour nous préparer à affronter le danger  ou à le fuir.
  • Le dégoût, quant à lui, nous permet de ne pas manger des aliments qui pourraient être dangereux voire toxiques pour nous, par exemple s’il ne sent pas bon…
  • La surprise met tous nos sens en éveil, afin de fuir s’il le faut un danger.
  • La colère me permet de me surpasser en rassemblant toute mon énergie pour dépasser un obstacle qui me résiste.
  • La joie et la tristesse, me permettent de me rapprocher des autres, dans la joie, je partage une convivialité qui me permet de ne pas être seul, dans la tristesse, je permets la compassion et le rapprochement des autres qui veulent me consoler.

Nos émotions sont situées dans le système limbique de notre cerveau. Il est constitué de plusieurs zones : thalamus, les 2 amygdales cérébrales, l’hippocampe, et l’hypothalamus, qui vont recevoir l’information et l’orienter vers une réaction en chaîne biochimique et physiologique.

  • En premier lieu nos sens perçoivent un danger

>L’information arrive en un centième de milliseconde dans notre système limbique, ici dans le thalamus qui va d’une part renvoyer l’information dans la zone spécifique du cortex propre à chacun de nos sens,

>Mais aussi dans les amygdales cérébrales en lien avec l’hippocampe chargé de traiter l’information sur le plan de la mémoire (est ce que j’ai déjà vécu cette situation)

>Et  également  dans l’hypothalamus qui va donner des ordres à notre système nerveux autonome qui commande tous nos réflexes vitaux (battement du cœur, respiration, digestion…)

> Ces informations sont alors transmises aux glandes surrénales qui vont envoyer dans le sang une grosse décharge d’adrénaline. Cette dernière est un flot d’énergie qui va accélérer le rythme cardiaque, mais aussi la respiration. Cela a pour conséquence d’alimenter les muscles en oxygène afin qu’ils soient le plus efficace possible, en particulier nos jambes (c’est pour cela que l’on pâli, car nos jambes sont mieux irriguées que notre visage), notre digestion se met en pause,  notre foie envoie du sucre dans le sang afin d’alimenter l’effort et nous nous préparons à refroidir notre corps des efforts qu’il va produire, alors nous transpirons.

  • Si le danger est minime, ou insignifiant finalement, le corps retrouve son calme, et tout rentre dans l’ordre.
  • Si le danger est réel, nous attaquons, ou nous fuyons.

Le stress

Le stress est une émotion exagérée et hors de propos provoquée par notre cerveau qui provoque les mêmes réactions en chaîne sur les plans biochimiques et physiologiques, sans qu’il n’y ait de réponses physiques de notre corps. Nous sommes programmés pour attaquer ou pour fuir, et là nous ne bougeons pas.

Pour mieux comprendre  ce qui se passe sur le plan biochimique dans notre corps :

> Quand nous subissons un stress, inconsciemment nous accélérons notre respiration (hyperventilation), ce qui va conduire à une  diminution de la concentration du gaz carbonique dans le sang (hypocapnie), et donc à un déséquilibre acido-basique du plasma sanguin qui prend un PH basique (alcalose respiratoire). Cela entraîne une vasoconstriction générale indispensable pour la préparation à l’effort physique, MAIS complètement inadapté si l’on ne bouge pas !

C’est alors que cette vasoconstriction générale va entraîner des conséquences sur :

  • le cerveau (difficulté de concentration),
  • le cœur (tachycardie),
  • les muscles (tension voire raideur musculaire jusqu’à la fibromyalgie),
  • le tube digestif (maux de ventre, diarrhée…)

Sans y remédier, le stress devient chronique, et entraîne des complications qui pourront entraîner des dépendances médicamenteuses, des addictions, des insomnies chroniques, dépression, envie d’en finir…

Comment y remédier ?

La prise de conscience de son état physique et mental sont les premiers pas vers la solution. Ensuite, il est important d’identifier la source du stress (travail, famille,…)

Il va sans dire, qu’il est alors important de se faire suivre auprès d’un médecin, d’un psychologue, d’un sophrologue… afin de remédier au mal en se prenant en charge.

Il me semble important de signaler qu’un médicament psychotrope, quelle que soit son efficacité, ne saura résoudre à lui seul le problème. Si je me casse une jambe, j’aurai beau marcher avec des béquilles, ce ne sont pas elles qui guériront ma jambe, mais bien les soins que j’y apporterai. Le médicament psychotrope c’est la même chose. Considérons-le comme une béquille, mais agissons pour pouvoir s’en passer le plus tôt possible.

En psychothérapie, le travail consistera à identifier les causes de ce stress, à en chercher les origines, et à comprendre pourquoi  le sujet succombe à ce stress plutôt que de se préserver, qu’est ce qui dans l’histoire du sujet, peut expliquer cet état.

En sophrologie le travail consistera à pratiquer des exercices pour apprendre à évacuer les tensions accumulées, à travailler sa respiration, à comprendre comment se préserver, s’écouter, et limiter le stress.

La sophrologie pour les enfants

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La sophrologie peut être pratiquée avec des enfants même très jeunes, à partir de 3 ou 4 ans, il est possible de jouer avec son corps, de prendre conscience de sa respiration et d’apprendre à retrouver son calme avec de petits exercices amusant et efficaces.

Lorsque je reçois en cabinet un enfant, il est toujours accompagné d’un adulte, soit son ou ses parents soit un adulte référent. Nous dialoguons dans un premier temps sur la demande qui a poussé l’adulte à conduire l’enfant à me voir.

Une fois que l’on a cerné la problématique, je demande à l’enfant son avis sur la question. C’est important que l’enfant s’implique dans sa prise en charge, car bien souvent il n’est pas autonome vis-à-vis de ce choix.

Si je perçois une réticence, je lui demande de m’expliquer ce qu’il ressent, comment il envisage, lui, les choses. Est-ce qu’il a envie de changer quelque chose dans la situation qui a amené ses parents vers cette consultation.  Je propose alors un essai, c’est-à-dire quelques exercices simples de sophrologie. Si l’enfant adhère à ma façon de travailler, nous pouvons poursuivre la prise en charge.

Sinon, je m’en ouvre au parent, afin de laisser à l’enfant le temps de comprendre son besoin ou non. Parfois, une prise en charge du parent permettra à l’enfant d’aller mieux.

On dit souvent qu’un enfant est le symptôme d’un mal être familial… Ils captent notre stress, nos difficultés, et se sentent souvent responsable d’événements familiaux qui n’ont rien à voir avec eux. La prise en charge d’un enfant permet parfois à la famille de prendre conscience que les choses marchent mal dans son sein.

 

Lors de cette première séance de sophrologie, si l’enfant le souhaite, le parent présent peut essayer de faire les exercices avec l’enfant.

A la suite de ces exercices, nous nous rasseyons et nous discutons avec l’enfant, des sensations ressenties durant la séance, comment se sent on après, mieux ? Moins bien ? Détendu ? Encore stressé  ou anxieux ?  Si l’enfant est trop jeune, je lui demande de dessiner ce que cette séance lui a fait.

Ensuite, selon l’alliance que s’est créée ou non entre l’enfant et moi, nous envisageons d’autres rendez-vous. Un enfant a parfaitement le droit, selon moi, de ne pas souhaiter poursuivre avec moi. Je lui demande toujours son avis sur cette question.

La sophrologie avec les enfants se pratique sous une forme ludique, avec des exercices qui reprennent tout ou partie des contenus que l’on trouve dans les séances pour adultes, mais en jouant, avec des animaux, des contes, des objets comme des plumes, des ballons… le but étant de favoriser la détente tout en restant dans l’univers des enfants.

La sophrologie pour les enfants convient dans les cas d’anxiété, de stress, d’agitation, de difficulté à dormir, de difficulté à se concentrer, de timidité excessive, énurésie...

Bien sûr, parfois ces symptômes sont les signes d’un malaise plus grand, plus profonds. Comme je suis également psychologue, je me permets de proposer alors un suivi psychologique qui pourra être mixé à la sophrologie si besoin. Ne s’occuper que d’un symptôme sans traiter la totalité du malaise, c’est comme vouloir effacer une blessure grave en la cachant derrière du sparadrap. L’effet serait désastreux.

Ma double compétence me permet d’être vigilante et de pouvoir proposer une prise en charge complète, tant psychologique que sophrologique. J’ai néanmoins mes propres limites, si je n’ai pas les compétences, j’envoie consulter vers d’autres professionnels.

En théorie, les sophrologues formés correctement ont une éthique et respecte le code de déontologie de la profession. Ainsi, ils savent reconnaître les limites de leurs compétences et adresser une personne qu’ils ne peuvent soulager vers d’autres professionnels. A chacun son métier.

Psychothérapie ou sophrologie ?

La psychothérapie analytique dynamique Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de vous prendre en charge  avec bienveillance, dans une écoute  dynamique des souffrances qui vous ont amené à prendre rendez-vous.

Le but de mon travail est d’entendre la plainte, de l’analyser avec vous, et de vous aider à faire les liens entre ce qui se passe aujourd’hui pour vous et  le lien avec le passé qui vous a meurtri. En effet, nous allons remonter le fil de votre histoire, afin de comprendre le pourquoi. Je dis souvent à mes patients adultes, que nous allons aller à la rencontre du petit enfant que vous avez été, et que nous allons tâcher de l’apaiser, de le consoler, pour que l’adulte que vous êtes se sente mieux aujourd’hui. Mon rôle c’est d’être votre guide dans ce parcourt, de vous aider à faire des passerelles entre différents comportements et vécus, pour qu’au final vous puissiez vivre plus sereinement, non pas en effaçant le passé mais en vivant avec, en en faisant un allier plutôt qu’un ennemi.

Je me place parfois dans un rôle pédagogique quand il me semble important d’expliquer le pourquoi de certaines attitudes, de certains comportements.  Parfois je suis plutôt dans un une posture de dialogue interrogatif, et d’autre fois d’écoute bienveillante. Je ne reste pas dans une posture silencieuse, mais plutôt une écoute dynamique, c’est-à-dire une écoute participative, laissant place au dialogue et au réconfort.

Mon travail se base sur des connaissances psychanalytiques de type freudiennes,  mais sans pour autant m’y attacher exclusivement.  Je suis consciente que la théorie psychanalytique ne fonctionne pas pour toutes les pathologies, c’est d’ailleurs en partie pourquoi je me suis intéressée à la sophrologie qui peut être un support thérapeutique complémentaire. Je suis également partisane d’une psychologie positive, qui permet d’aller à la recherche de ce qui va bien en soi, pour en faire un socle de résilience possible.

Comment cela se passe-t-il ? La consultation se fait en principe en face à face, je vous laisse parler tout en posant parfois des questions pour aller plus loin sur certains points, parfois en reformulant ce que j’ai entendu afin de clarifier, d’analyser ce que j’ai compris… souvent nous ne suivons pas une trame chronologique, car les évènements vécus peuvent amener à des associations d’idées sur d’autres évènements et ainsi de suite. Mon rôle alors sera de pointer peut être ces liens qui vous ont fait aller d’un point à un autre pour en chercher avec vous le sens que cela a pour vous.

Nous pouvons également travailler sur les rêves, quand vous vous en souvenez. C’est une porte intéressante sur l’inconscient, qui nous amène parfois à comprendre beaucoup plus vite certaines peurs ou autres traumatismes. Parfois ils peuvent se révèler difficiles à interpréter, mais malgré tout, apporter des éléments pour avancer dans le travail thérapeutique.

Avec les enfants, la démarche est un peu différente. Souvent je commence par les faire dessiner, ou jouer, pour créer une alliance entre nous. J’analyse les dessins au fur et à mesure avec l’enfant afin de bien comprendre ce qui se joue pour lui. J’analyse également ce que je comprends du jeu que l’enfant met en scène devant moi et / ou avec moi. Parfois nous lisons des livres que je possède au cabinet, je peux même les prêter. Mes livres ont tous un contenus qui peuvent être discuté avec l’enfant.

La durée d’une consultation est d’environ 45 minutes. Elle peut être plus courte pour les enfants (30 minutes) avec 15 minutes qui peuvent être consacrées aux parents afin de discuter de la forme que prend la thérapie (ATTENTION ! je ne parlerai jamais du contenue des séances ! c’est la règle de la confidentialité)

Règle de confidentialité : tout ce qui est dit au sein du cabinet, est confidentiel et ne sera jamais divulgué.  Il m’arrive de parler d’anciens patients pour illustrer un exemple sur un symptôme ou une pathologie similaire, mais bien sûr je ne site jamais de nom, ni de détails trop personnel. La seule clause qui rompt le secret professionnel  c’est quand il s’agit d’un enfant dont les propos révèlent qu’il est en danger. Le cas échéant, il convient de prévenir les autorités compétentes. Ces règles de confidentialités sont valable tant pour la psychologie que pour la sophrologie.

A qui ça s’adresse ? La psychothérapie s’adresse à tous : enfants, adolescents, adultes, personnes âgées.

Que ce soit pour un mal-être passager, perte de confiance en soi, difficultés à affronter un problème, crises d’angoisses, …

Ou des pathologies plus envahissantes comme des phobies, des TOC (troubles obsessionnels compulsifs), des états dépressifs plus ou moins importants et/ou cycliques…

La psychothérapie peut également  aider ponctuellement à vivre un deuil difficile, un départ à la retraite, un divorce…

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de détails.