La sophrologie un recours aux risques cardiovasculaires dues au stress

stress

Le stress qu’est-ce que c’est ???
Le stress est la réponse archaïque  et disproportionnée de notre organisme, face à une demande d’adaptation  imprévue à notre environnement.

A l’origine, lorsque nous étions encore des hommes des cavernes, nous vivions dans un monde plein de dangers et nous étions très vulnérables à ce monde. Notre système limbique (notre cerveau archaïque) était adapté à ce monde en créant une vigilance accrue aux dangers et en adaptant les réponses en cascade du corps à ces dangers : accélération du rythme cardiaque, contractions musculaires et accélération de la respiration, afin d’attaquer la bête sauvage ou si non, de prendre la fuite, hyper coagulation sanguine pour parer à une blessure éventuelle etc…

tigre à dent de sabreMais  aujourd’hui nous ne rencontrons plus de tigres à dents de sabre à chaque coin de rue, alors que notre réaction physiologique à un stress reste la même !

Or le danger aujourd’hui vient justement de ces réactions disproportionnées de notre organisme, car le stress est la 3ème cause d’accident cardiovasculaire (après le tabagisme et le cholestérol).

Des études récentes montrent que le stress agit directement sur une aire de notre cerveau primitif : l’amygdale.  Plusieurs circuits sensoriels arrivent à nos amygdales afin de l’informer des dangers potentiels qui nous entourent. Autrement dit, l’amygdale est notre vigie ! C’est elle qui va envoyer des alertes à notre corps pour faire face aux dangers : en augmentant la fréquence cardiaque, en accélérant la respiration, etc. pour permettre des réactions de survie.

Ainsi, notre corps réagit toujours de la même façon face à un stress la peurmême si nous n’habitons plus les cavernes et si nous n’avons plus à nous battre face à des bêtes sauvages.

Si le stress perdure, se répète trop souvent,  s’il devient chronique, toute cette cascade de réactions devient une menace pour le cœur et pour le corps.

Jean-Pierre HOUPPE cardiologue formé à la sophrologie, préconise face aux risques d’infarctus et autres risques cardio vasculaire, différentes pratiques : le  sport doux mais régulier, la sophrologie afin de trouver des outils pour diminuer l’impact du stress sur le mental et le corps, et  la psychothérapie afin de réguler les impacts psychiques du stress.

Que peut apporter la sophrologie  ?
La sophrologie va permettre au patient d’identifier dans son corps les  tensions dues au stress, et ainsi facebook_1451377975866avec des outils simples et utilisables n’ importe où et n’importe quand, réguler sa réponse physiologique au stress.

Apprendre à repérer sa posture, ses différentes tensions musculaires et mentales, son rythme respiratoire, ses battements cardiaques sont les premiers éléments du travail sophrologique : prendre conscience de l’état général dans lequel nous sommes.

Puis agir en conscience et avec bienveillance avec soi-même pour apaiser, relaxer, détendre, à travers différents exercices mêlant gestes conscients et respiration, méditation, travail d’anticipation…

Que peut apporter la psychothérapie ?

La psychothérapie positive et dynamique, va permettre au patient de prendre conscience de l’historique de sa situation, des failles et faiblesses qui l’ont amenées à répondre de façon disproportionnée à des situations stressantes que d’autres n’appréhendent pas de cette façon, de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, d’apprendre à relativiser l’urgence,  repérer des schémas de pensés  qui entravent sa capacité d’adaptation et son épanouissement etc.

 

La spécificité du cabinet de psychologie et sophrologie

Je peux proposer des séances qui vont permettre d’aborder alternativement ces 2 techniques, tant dans la prise en charge psycho sophroet l’écoute active psychologique que dans la proposition d’exercices simples de sophrologie. Le patient peut alors choisir l’un ou l’autre ou les 2,  en fonction de son état  dans l’ici et maintenant. Nous analysons ensemble comment sont les ressentis, les sensations du moment, et nous adaptons la réponse à donner.  La séance peut comporter 2 phases, une écoute active de l’état psychique, et une pratique plus ou moins longue de sophrologie pour offrir des outils de détente, et de relaxation. Ainsi, on peut prévoir une séance plus longue  d’une heure trente, afin de laisser au patient le temps d’aborder ces 2 aspects.

 la sophrologie et la psychothérapie vont permettre au patient souffrant de stress chronique à la fois de faire baisser le niveau de stress, mais également d’éloigner les risques cardiovasculaire. 

c’est qui le champion??? ou travailler à son bonheur

Nous avons tous, à un moment ou à un autre de notre vie, eu l’impression d’être dépassé, de ne plus savoir quoi faire pour avancer, et parfois la tentation de baisser les bras. Certains d’entre nous ont renoncé à aller jusqu’au bout d’un projet car trop d’obstacles nous semblaient insurmontables…arc en ciel

Tout d’abord, j’aimerai vous proposer un proverbe arabe qui dit : « ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire 2 secondes avant le miracle ».

Face à l’adversité, il est souvent difficile  de franchir les obstacles, d’autant que parfois nous ne sommes pas aidé par l’entourage encore plus frileux que nous et qui ne font qu’accentuer la petite voix intérieur qui dit «  tu n’y arriveras pas, renonce, c’est bien trop dure pour toi, tu n’as pas les compétences, ou la forme physique, ou le bagage, tu es nul… »

Pour vous aider à avancer coute que coute, j’aimerai vous parler du SAR = SYSTEME D’ACTIVATION RETICULAIRE.

« Kézako »???

Il s’agit de notre capacité à filtrer les informations en fonction de nos intentions, de notre motivation.

Je m’explique :

Chaque jour, nous percevons, nous recevons plusieurs milliards d’information qui arrivent dans notre cerveau, mais nous ne prenons en fait conscience que d’une infime partie de ces informations, entre 5 à 10 maxi. Et heureusement car nous ne pourrions pas tout traiter d’un coup, cela pourrait nous rendre fou !

Imaginez-vous devoir traiter dans la même minutes, la fraicheur de l’air, la chaleur de vos vêtement, le poids de vos vêtements sur votre corps, la ceinture un peu trop serrée sur votre taille, le gout de votre salive dans votre bouche, la qualité de lumière dans la pièce, le son de la rue et celui du clavier de l’ordinateur, les voix dans le couloir, la digestion de votre petit déjeuner, la couleur des rideaux de votre bureau, le dossier que vous devrez traiter demain qui est arrivé sur votre bureau, le vol des oiseaux dehors….. Et ça plus quelques milliers d’autres en même temps… ce n’est pas possible !!!

Heureusement votre SAR, s’occupe de trier les informations importantes qui vous sont utiles et c’est tout.

Consciemment nous ne traitons qu’entre 5 à 10 informations en même temps. Elles peuvent fluctuer, par exemple si j’y prête attention je peux sentir la texture de mes vêtements sur moi, mais si je suis occupé à autre chose je n’y prête absolument pas attention.nuages

Notre SAR a plusieurs fonctions :

·         en premier lieu il est là pour veiller sur nous, c’est-à-dire qu’il peut en une infime fraction de seconde, nous informer d’un danger, et nous pouvons donc réagir pour nous mettre en sécurité. Par exemple si mon SAR perçoit un véhicule qui dévie de sa route et fonce sur moi, il va sélectionner cette info avant toutes les autres pour que je dévie de la route de ce chauffard…

·         il est également là pour nous permettre de prendre conscience des changements dans notre environnement, il capte les nouveautés. Par exemple, si l’on a changé la couleur des rideaux de votre bureau, vous aller vous en rendre compte immédiatement, jusqu’à ce que vous vous y habituiez, et alors votre SAR ne sélectionnera plus cette info.

·         Et là où nous pouvons agir sur notre SAR, c’est qu’il est très sensible à nos croyances, qu’elles soient positives ou négatives :

Il nous est tous arrivé des jours où nous avions l’impression que tout allait de travers, et de nous être dit « je porte la poisse, je rate, tout, tout va de travers, ça va mal se terminer… » en fait il se peut que le matin, par hasard, et sans plus de conséquence que cela, on renverse son café, ou que notre lacet casse au moment de partir, et si nous nous sommes réveillé du mauvais pieds, cette journée commence mal, et ainsi nous allons entendre que des mauvaises nouvelle, être maladroit, avoir du mal à comprendre les consignes que l’on vous donne …etc. c’est en quelque sorte la faute à votre SAR, qui a relevé que tout était négatif, alors il vous sélectionne tout en négatif pour cette journée.

Car notre SAR ne sait pas ce qui est bon ou non pour moi, il ne sélectionne que ce sur quoi je focalise. Si je focalise sur du négatif, il ne va me sélectionner que du négatif. Si je focalise sur mes peurs il va me sélectionner des informations en rapport avec mes peurs, du coup cela va les renforcer, et donc les sélections iront de plus en plus vers ces peurs qui vont se renforcer encore un peu plus… c’est un cercle vicieux !

A l’inverse, si je crois en moi, que je suis optimiste, que je me dit que je suis capable, mon SAR va sélectionner les informations qui vont aller renforcer cet optimisme, cette confiance, et même si je renverse mon café, ou que mon lacet se casse, je n’en ferai pas une info prioritaire, au contraire, je verrai le soleil percer les nuages, le joli chat sur la fenêtre du voisin, la petite fille qui tiens en toute confiance la main de son papa, l’odeur du pain frais qui envahie la rue….toutes ces petites choses qui renforcerons ma joie de vivre et me feront attaquer cette journée du bon pied.

Tout cela pour dire, que notre SAR est manipulable, et qu’il ne tiens qu’à nous de le forcer à faire le bon tri !

L’exercice le plus simple pour y parvenir consiste à se visualiser CAPABLE, CONFIANT, OPTIMISTE, etc…

Posez des mots sur votre réussite, mettez-vous dans de bonnes disposition, avec des mots simples, comme «  je vais essayer de … » ou «  je vais arriver à… », ou encore « je vais apprendre à… »

Vous pouvez également faire l’exercice que propose David LEFRANCOIS en écrivant 10x une phrase positive du style «  j’ai l’intention d’avoir confiance en moi désormais » si le souci actuel c’est le manque de confiance…

De préférence, écrivez la manuellement, afin d’ancrer profondément en vous ce concept.

Alors ?  QUI C’EST LE CHAMPION ???

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La frustration c’est pas si mal pour grandir !

Qui n’a jamais été témoin, ou n’a vécu avec ses propres enfants ou non, des scènes où le petit de mets à hurler, crier, pleurer fort, taper du pieds , voire même se rouler par terre, afin d’obtenir quelque chose, alors que son parent a dit simplement NON ? Souvent, la tentation est grande alors de céder, et donc de satisfaire (à contrecœur) l’enfant. Alors, le calme revient. MAIS…. la prochaine fois, l’enfant recommencera, car il n’aura rien appris de cette fois-là, etnuages en particulier il n’aura pas appris à réguler, à tolérer sa frustration.

Eduquer un enfant, c’est aussi lui apprendre cela : savoir surmonter l’envie d’avoir tout, tout de suite, tolérer que tout ne lui soit pas dû.

L’enfant qui ne sait pas gérer ses émotions va soit piquer une crise quand on lui dit non, soit s’énerver s’il ne réussit pas immédiatement,  soit n’a pas la patience d’attendre et veut tout de suite, soit encore prend les objets sans attendre son tour, ou encore passe devant les autres…

L’expérience de Walter Mischel

Dans une salle, un adulte reçoit un enfant, et pose devant l’enfant un bonbon. Puis l’adulte se lève et dit à l’enfant qu’il va quitter la pièce quelques instant et quand il revient, si le bonbon est toujours là, l’enfant en aura un 2ème.

L’expérience nous apprend  qu’1/3 des enfants obtient un 2ème bonbon et parmi ces enfants-là, 30 ans plus tard, devenus adultes ils sont plus diplômés que le reste du groupe, plus mince et moins touchés par des addictions.

Le test ne porte pas spécifiquement sur la frustration mais sur la capacité à savoir attendre, en fonction d’un élément,  aidant ou non l’attente.

Avec cette expérience, nous découvrons
·         qu’un enfant de moins de 4 ans, n’est pas équipé pour résister à la tentation

·         que le stress joue un rôle déterminant sur la capacité de résistance à la tentation

o   si l’enfant est stressé il ne parvient pas à attendre (le stress peut provenir d’une tension avec le ou les parents fâchés avec lui, ou de critiques, ou de disputes entre parents…)

o   si l’enfant est content il résiste 4X plus.

o   Si l’adulte est fiable, qu’il tient ses promesses, l’enfant est capable de résister plus longtemps que lorsque l’adulte  n’est pas fiable

·         qu’un attachement solide et sécure en son parent, permet  à l’enfant une plus grande capacité de résistance

 

Comment l’aider ?

D’un point de vue psychologique :
·         dans un premier temps, si l’enfant a trop tendance à faire des colères en public et que cela vous dérange beaucoup, je proposerai d’éviter les tentations, et si les tentations sont inévitables, de donner une tâche à faire à son enfant au moment de la tentation : par exemple, détourner l’attention en regardant ailleurs, ou occuper son enfant à compter quelque chose, ou encore lui demander de raconter un évènement récent de sa vie…

·         avant de partir, si la tentation est inévitable, prévenir l’enfant que nous ne céderons pas,  expliquer pourquoi avec bienveillance, en étant clair, ferme  tout en restant bienveillant. Puis sur place, veillez à l’occuper (voir plus haut)

·         le préparer mentalement avant avec la phrase «  si…alors… »  par exemple « si l’on passe devant le rayon des bonbons, alors tu comptes jusqu’à 100 »

·         si l’enfant arrive à se contrôler, ne pas hésiter à le féliciter «  je vois que tu as réussi à être très sage, je suis fière de toi.

·         Mettre en place avec lui le bocal des tentations contrôlée (il s’agit d’un bocal translucide de préférence, et chaque fois que l’enfant est capable d’attendre, d’être respectueux de la règle posée, de jeter un caillou ou une bille dans le bocal. Le but étant de remplir ce bocal de cailloux ou billes afin de montrer visuellement et auditivement  ses progrès)

·         Montrer l’exemple, en verbalisant tout haut quand quelque chose vous frustre  quelle stratégie vous mettez en place pour attendre : je m’occupe l’esprit avec un livre, un jeu… ou je pense à quelque chose d’agréable… (voir plus loin)

·         Je lui montre avec des poupées, des peluches ou des figurines, les comportements de frustration exagérés où ce sont les poupées qui s’agacent, s’énervent, se roulent par terre, et je propose à l’enfant de trouver la stratégie pour qu’elles se calment…

D’un point de vu sophrologique
·         Je lui apprends à souffler, à respirer calmement en amont pour retrouver son calme comme avec les exercices :

o   l’exercice du bol de soupe (voir *)

o    le ballon/crêpe (voir*)

o   le jeu du spaghetti (voir*)

o   à visualiser un paysage ressource qui lui permettra d’occuper son esprit

o   à sentir son corps détendu, et à le détendre le cas échéant.

o   A anticiper les moments de frustrations pour ne pas y céder et se sentir fort, grand quand on y arrive.

 

L’immédiateté de la satisfaction peut bien souvent n’apporter qu’un plaisir fugace, qui s’inscrit peu, et demande à être renouvelé très vite. Alors que l’attente d’une satisfaction différée, reportée, peut être un facteur de plaisir décuplé, le désir c’est installé, a pu grandir, se construire et quand la satisfaction vient enfin, le plaisir s’inscrit plus fortement, il est plus apprécié, plus ancré, mémorisé.

J’espère que cet article vous aura donné des pistes pour aider un enfant à supporter la frustration et avancer dans la vie.

changer

1377109894706Changer

«C’est impossible, dit la fierté;

C’est risqué, dit l’expérience;

C’est sans issue, dit la raison;

Essayons, murmure le cœur»

– William Arthur Ward

 

 

Beaucoup d’entre nous désir changer de vie, de métier, d’horizon… quelques-uns le tente, mais bien souvent, nous n’osons qu’en rêver sans pour autant mettre en œuvre ce changement.

Comment fait-on pour changer ? Que mettent en œuvre ceux qui changent ???

Bien souvent, ceux qui osent changer sont à l’écoute d’eux-mêmes, attentif à leurs émotions.

Autrement dit, changer c’est savoir s’interroger dans un premier temps,  ici et maintenant sur ce que nous ressentons ; se poser la question si nous sommes en adéquation ou non avec nos valeurs dans ce que nous vivons, sommes-nous en congruence, en phase, avec ce que nous sommes vraiment ?

Comment savoir s’il serait nécessaire de changer ?

Prenons un exemple : si je suis quelqu’un qui respecte la nature, mais qui travaille dans un milieu qui n’en fait pas cas, bien sûr je peux tenter de faire changer les choses dans mon lieu de travail, mais cela n’est pas toujours entendu, ni compris, ni suivi, au bout du compte je vais finir par m’y sentir mal, en décalage avec mes valeurs, et peut être même mis à part, stigmatisé… est-ce que je peux continuer ainsi ? Ne vaut-il mieux pas changer de métier  ou de lieu de travail si c’est possible ?

Parfois le décalage n’est pas si grand, il est juste insidieux, sournois, cela peut se manifester par des dimanches soir difficile, des débuts de semaine plein de lassitude, le décompte des jours avant les prochaines vacances…

Cela peut aussi se jouer à l’inverse par un surinvestissement dans le travail, qui alors ne me laisse plus le loisir de penser à moi, le travail prend toute la place même le weekend ! Je me sens submergé, incapable de décrocher…ma vie n’a plus aucun intérêt que mon travail. (il y a des boulot passionnant, je vous l’accorde, qui ont cet effet là , mais dans ce cas nous sommes dans le plaisir, et nous n’avons aucun désir de changement).Ici, nous parlions de décalage entre ce qui est moi, et la place que je m’accorde, mes valeurs, mon ressenti, et la place du travail.

Il y a également des désirs de changement qui relève de la survie comme les cas de harcèlement au travail, ou les cas de burnout dû à un management inhumain, nous sommes là dans le cadre de la prévention des risques psychosociaux.

Dans tous ces cas, il semble important de prendre le temps de faire une pause, afin de s’écouter, de percevoir les signes que nous envoie parfois notre corps pour nous forcer à nous reconnecter à notre pensée, à notre ressenti  en équilibre corps / esprit, en harmonie avec ce que nous sommes vraiment.

N’avez-vous pas remarqué que notre corps nous parle ? Avec les moyens dont il dispose, c’est-à-dire la survenue d’un disfonctionnement, une douleur, d’une « mal-à-dit » (maladie) ? Certaines personnes peuvent aller très loin dans l’ignorance de ce langage-là, et parfois le corps frappe fort, de plus en plus fort, jusqu’à l’effondrement, la décompensation qui semble alors le seul moyen de stopper le cercle infernal de surdité à soi-même.

Pour changer commenço1367508330835ns donc par écouter nos émotions, ce que nous sentons, ce que nous ressentons à l’intérieur, ce que nous dit notre corps, en toute conscience.

Prenons le temps de nous interroger sur nos valeurs, sur ce qui nous convient, sur ce qui est important pour nous. En nous posant la question : est-ce que cela me convient ? Est-ce que je me sens en accord avec cela ?

Comment me reconnecter à moi-même ?

En sophrologie, nous allons travailler sur la connaissance, la conscience de notre schéma corporel, mais également sur le sens que nous donnons aux valeurs universelle qui nous gouvernent. Ces valeurs prennent une importance fondamentale dans le cheminement vers l’harmonie corps/esprit. D’ailleurs, Alfonso Caycedo  a défini la discipline qu’il a inventée comme « une science de la conscience et des valeurs de l’existence ». Les valeurs qu’il a mis en avant sans pour autant que cette liste soit exhaustive, sont :

  • L’individualité, comme symbole de liberté individuelle, d’existence propre, de respect de soi.
  • La groupéité, comme la rencontre avec l’altérité, l’autre complémentaire, le lien qui m’uni à ma famille, mes proches, mes amis. Cette rencontre de mon individualité avec celle de l’autre.
  • La société, comme la force du vivre ensemble, la construction d’un ensemble d’individualités complémentaires.
  • L’humanité, comme unité de ce que nous sommes sur cette terre quel que soit l’endroit où nous sommes né, la couleur de notre peau, la religion ou non que nous pratiquons. L’humanité est notre condition d’humain c’est aussi cette solidarité humaine que nous pouvons étendre à tout autour de nous, les qualités humaines essentielles pour vivre en bonne harmonie.
  • L’éternité, dans un sens spirituel néanmoins laïque, comme une valeur de continuité, d’ensemble, d’infini en perpétuel prolongation de soi, de l’autre, de l’ensemble que nous formons.

Cette base de valeurs, va nous aider ensuite, à chercher en nous d’autres valeurs plus personnelles, plus pragmatiques.

 

Ainsi, parfois sans nous en rendre compte, nous exprimons nos valeurs dans notre quotidien, comme respecter les emplacements handicapés sur les parkings, laisser sa place à une personne âgée dans les transports en communs, tenir la porte à la personne qui me suit, acheter à un producteur ses fruits et légumes sur le marché plutôt qu’en grande surface… ces choix de vie, ont une résonnance en nous qui tiennent à des valeurs acquises par l’éducations reçue mais également à des choix sur ce que nous voulons faire dans cette société.

 

Le changement donc va s’amorcer sur la prise de conscience de ce que nous voulons valoriser en nous. Par une réflexion tout d’abord, puis des  actions sur plusieurs plans.

Evaluer nos peurs qui bloquent le changement, revenir si nécessaire sur notre propre histoire, pour en évaluer l’impact, les liens qui nous retiennent.  Evaluer nos croyances profondes qui peuvent elles aussi nous empêcher d’avancer. En psychothérapie nous avançons sur ce plan là, en explorant les blocages plus ou moins ancien, en évaluant la place que nous avons joué, l’environnement qui nous a contraint, et en mettant des mots sur ce vécu. Nous nous replaçons dans l’ici et maintenant avec un regard bienveillant sur soi, en guérissant l’enfant intérieur que nous avons été. Je dis souvent à mes patients, qu’une psychothérapie ce n’est pas effacer pas le passé, mais nous permettre de vivre avec, en faisant la paix avec nous-même. Nous travaillerons sur la revalorisation de notre estime de soi ;

Prendre de la distance avec ces liens, jusqu’à les rompre.

En sophrologie, nous allons proposer un travail de projection dans le futur, afin de se préparer au changement, s’y voir déjà, se visualisé dans le futur et d’évaluer les points positifs. Se préparer aux difficultés éventuelles et se voir les surmonter, et prendre de la distance avec nos peurs bloquantes. Nous irons explorer les capacités que nous sommes capable de mettre en avant, et ainsi regonfler la confiance en soi. Dans tous les cas, nous irons vers une action positive, harmonieuse avec soi.

On pourra également se diriger vers un bilan de compétence si le changement concerne le travail afin d’identifier justement les ressources, les compétences qui nous correspondent le mieux. Clarifier ce qui fait de nous tel ou tel professionnel.

Le changement ensuite viendra avec son lot d’aléas, de réussites et d’échecs. L’important étant de ne pas s’arrêter sur le chemin, mais bien d’avancer. L’échec reste un échec si l’on s’y arrête définitivement et que l’on renonce. Il devient expérience quand nous en tirons des leçons pour recommencer autrement, différemment, en tenant compte de cet accroc dans notre parcours.

Le courage c’est de ne pas renoncer à nos rêves. Nous se saurons jamais si nous n’essayons pas.

alors essayons! et si c’est difficile, il y a sur votre routes des personnes prêtes à vous aider à oser.

contactez moi!

 

 

nuages

« Prendre sur soi » ennemi du mieux être

De Marianne AOUN ROBERTY psychologue et sophrologue

Depuis longtemps déjà, j’entends mes patients en consultation me dire, lors de difficultés rencontrées au cours de leur vie, qu’ils ont « pris sur eux » pour supporter, pour accepter l’inacceptable parfois, pour endurer… et chaque fois, je ne peux m’empêcher de relever l’expression comme  la signature d’un plus grand effort pour se nuire à soi-même, pour se nier dans son vécu, ses valeurs ou son ressenti.cascade

Que signifie cette expression?

D’une part il s’agit d’une locution qui amène à se charger pour quelqu’un d’autre  d’une tâche sans forcément en avoir l’autorisation de ses supérieurs. En quelque sorte, si la chose devait mal tourner c’est moi qui en prendrais la responsabilité.

Par extension cette locution donc amène à prendre pour soi les fautes d’un autre, ou ses erreurs.

Cette expression va plus loin quand il s’agit de se faire violence, de se retenir, de se contraindre à ne pas réagir sur l’instant face à une difficulté. Et c’est souvent dans ce sens-là que mes patients l’emploi.

Dans le sens courant il s’agit donc bien d’éviter de ressentir, de parler  ou d’agir face à une situation qui nous semble intolérable.

L’évitement d’un évènement inconfortable est somme toute très naturel, très humaine, et nous en faisons l’apprentissage très jeune d’ailleurs, en détournant notre attention quand notre corps est douloureux, à penser à autre chose quand la situation que nous vivons est désagréable. Comme par exemple, chez le dentiste, nous pouvons nous promener dans nos pensées pour ne pas nous focaliser sur les sensations désagréables qui se passent dans notre bouche. Ces processus d’évitement nous sont alors fort utiles et souhaitables. C’est d’ailleurs un outil que nous utilisons en sophrologie assez couramment afin de nous aider à mettre à distance certain effets négatifs immédiat au profit de sensations plus sereines et tranquille.

Or donc, l’évitement peut nous être utile oui.

Mais, dans la vie de tous les jours, il se peut que nous ayons à éprouver des émotions négatives, plus ou moins fortes, comme de la colère, le chagrin,  l’inquiétude,  la frustration ou autre…

Et quand nous « prenons sur nous » pour ne pas exprimer ces émotions, le corps lui, les encaisse quand même. Autrement dit, il vit une émotion mais ne la fait pas sortir : le cœur s’accélère, les vaisseaux sanguins se dilatent, la pression artérielle peut augmenter, une poussée d’adrénaline peut être déclenché, mais le mental s’ingénue à nier toutes ses réactions physiologiques qui devrait pousser l’individu à agir, à réagir. Au contraire, il force son corps et son mental à se contraindre au renoncement de soi. Il se fait violence en ne s’autorisant pas une réaction normale.

De petits renoncements comme ne pas réagir au quart de tour quand votre supérieur vous fait un reproche plus ou moins justifié, peut parfois être de bon aloi pour sauver sa place…  ponctuellement j’entends. Car si ces remarques plus ou moins désobligeantes se répètent sans fondement, on tombe alors dans un autre débat sur le harcèlement au travail qui sera l’objet d’un autre article.

Mais, et vous l’avez sans doute constaté par vous-même,  lorsque nous nions une émotion souvent, bien souvent elle revient nous hanter longtemps, avec même un surplus d’intensité, accompagné de culpabilité. Et si cela se répète trop souvent,  peut alors devenir des pathologies plus intenses comme des angoisses phobiques, une forte culpabilité injustifiée mais très prégnante, des poussées de psoriasis, des réactions psychosomatiques comme des lombalgies, des dérèglements gastriques…

Une étude menée par WEGNER (1987) vient illustrer le fait que nous ne pouvons nier une émotion ou une  image  qui s’impose à nous. Cette étude montre qu’une consigne négative multiplie par 2 la fréquence de l’image que nous en avons. Si l’on vous dit « surtout ne pensez pas à un ours blanc, ne l’imaginez pas, laissez votre imagination gambader librement » la majorité des gens ne voit plus que l’ours blanc, évidemment ! De même si l’on dit à un enfant ne court pas, ou ne saute pas dans la flaque, il n’aura qu’une envie c’est de courir ou de sauter dans cette satanée flaque!

L’évitement tant de l’ours blanc, de l’envie de courir ou de sauter dans la flaque, ne dure en fait que quelques seconde, et reviens en rebond dans la pensée comme une injonction positive : l’ours blanc s’impose à notre pensée, courir devient une envie irrépressible comme de sauter à pieds joint dans la flaque !

Et que faisons-nous bien souvent ?

nous allons chercher à l’éviter en occupant notre esprit ou notre corps à autre chose : comme la boulimie de travail, d’internet ou de télévision, ou bien de sport ou encore d’hypersomnie,  parfois cela peut aller jusqu’à des excès de boissons, de drogue ou d’autres addictions… tout cela pour éviter de penser, de retrouver cette sensation désagréable, pour ne lui laisser aucune place.

Mais tout le monde sait que cela ne résout pas le problème, car dès que l’activité cesse, la sensation désagréable revient, parfois avec plus d’intensité encore.

Que peut vous apporter la psychothérapie et la sophrologie ?

En psychothérapie, nous allons apprendre à accueillir ces émotions, à leur donner l’espace qui leur manquait, à les mettre en mot dans un premier temps, à en chercher l’origine, la place qu’elles ont pris, parfois les répétions dans le temps. Bref à prendre le temps de les vivre, même si cela implique de pleurer, de s’effondrer quelques instant. Le lieu, l’espace du cabinet est prévu pour cela, et surtout vous n’êtes pas seule dans ce moment-là, je recueille avec vous ce moment, je vous aide à mettre les mots sur ces émotions, et nous prenons le temps de les comprendre. A choisir ensemble la juste place qu’elles doivent prendre pour vous.

En sophrologie, nous travaillerons sur les valeurs, sur le sens que l’on souhaiter donner à sa vie, un choix en toute conscience qui nous aidera à prendre les bonnes décisions appropriées à notre équilibre psychologique et physiologique. La méditation pourra être utilisée comme un outil d’ouverture de sa conscience vers une réalité plus sereine, un accueil serein et conscient des émotions des sensations. Petit à petit nous apprendrons à limiter les charges négatives et à poser des mots sur nos émotions. Nous travaillerons la respiration comme outils de retour au calme, sans pour autant nier l’émotion.

Ainsi, vous n’emploierez plus cette expression « je prends sur moi », vous n’userez plus de ce subterfuge de vous contraindre à ne pas ressentir, et s’il vous faut éviter de vous mettre en colère par diplomatie ou nécessité, vous saurez respirer calmement et rien ne vous empêchera pourtant de dire, « je n’aime pas ce que vous me dites, mais je l’entends, j’en prends acte, mais peut être que nous en rediscuterons ». Poser des mots, cordiaux, mais fermes, peut bien souvent aider une communication qui reste bloquée. De même, se poser comme une personne qui n’accepte pas toute les contraintes permet bien souvent le respect, car on se pose comme une personne responsable, connaissant ses limites.

Quand une personne vous manque de respect ou est incorrecte avec vous, vous pouvez lui dire cordialement mais fermement, « je n’aime pas ce que j’entends, alors je vous le rends, cela ne m’appartient pas ».

Soyez vous-même c’est ce que vous savez faire de mieux !

J’espère avoir été suffisamment claire dans mes explications, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous. Merci.

 

 

 

Comment faire face à tout ce traumatisme dû aux attentats sur Paris ?

nuages Par Marianne AOUN ROBERTY psychologue et sophrologue

Le choc

La plupart d’entre nous avons été en état de choc lorsque nous avons appris les attentats sur Paris ce 13 novembre 2015.  Ce déferlement de violence inouïe était impensable, inédit depuis des décennies en France. D’autant plus que la cible était aveugle sans distinction de couleur de peau ou de religion, frappant au hasard. Cela aurait pu être l’un de nous à cette terrasse de café, ou dans cette salle de concert. C’est justement parce que ces victimes nous ressemblent que nous nous sentons  en état de choc. Sidéré. Effondré. Parce que nous pouvons nous identifié. Parce que le danger n’était pas prévisible pour aucune de ces victimes.

Aller prendre un verre avec des amis, aller manger au restaurant en famille, aller au concert pour son anniversaire ne sont pas des actes dangereux par nature, bien au contraire !

Le temps de recueillement

Le besoin de recueillement, de communion font partie du processus de deuil.

Le deuil est un processus long et complexe, qui peut passer par plusieurs étapes : l’étape du choc, en premier lieu, la sidération, l’incapacité à comprendre ce qui se passe.  Puis l’étape du dénie on ne peut, ne veut pas y croire,  suit souvent celle de la colère et du questionnement : pourquoi ? Où l’on cherche des responsables…, ensuite peut venir l’étape de l’effondrement dépressif avec  le chagrin, la difficulté à appréhender l’absence, et enfin  avec le temps, l’étape de l’acceptation, bien que ce mot ne soit pas si bien choisi, peut être plutôt le temps de l’apaisement

Dans les moments que nous avons vécu le 13 novembre, la sidération, l’incompréhension, la colère, l’effondrement, ont été collectifs. Que l’on ait perdu quelqu’un de proche ou non. Car c’est le hasard injustifié qui a touché les victimes.

Chacun à sa mesure va trouver ce temps, en famille, entre amis, ou de façons collectives.

Comment affronter ce traumatisme collectif ?

Je dirai qu’il est important de poser des mots sur son ressenti. Parler, s’exprimer, débattre, s’informer, dire ses sensations, ses peurs, sa peine, son chagrin.

De parler, de dessiner, d’écrire, de créer si cela fait partie de vos automatismes, de vos envies.

Peut-être aussi de militer si cela vous convient mieux.

De communier  de façon laïque ou selon ses croyances avec d’autres.  Se rapprocher les uns des autres dans des moments collectifs difficiles c’est tout simplement normal, humain.

Et aussi, de se recentrer sur nos valeurs, celle qui fonde notre unicité, notre équilibre personnel.

En sophrologie, j’irai vers des exercices d’ancrage, des exercices de recentrage, et bien entendu vers le 4ème degré sur la vivance des valeurs d’humanité, d’unicité, d’universalité, d’éternité.

Et après ?

Personne ne peut prévoir l’avenir, personne ne peut dire si cela recommencera ou non.

Alors j’aurai tendance à dire, profitez de chaque instant de la vie. vivez chaque minute avec intensité. Ne renoncez pas à vos rêves, à vos valeurs, soyez  vous-même, pleinement, intensément. Dites à ceux qui comptent pour vous combien vous les appréciez.

Vivez l’instant présent, l’ici et maintenant en toute  conscience, profiter de chaque petit bonheur qui passe, justement, avec cœur, avec intensité.

Parce que nous en valons la peine, parce que la vie en vaut la peine. Parce que la liberté d’être ce que nous somme en vaut la peine.

 

le chèque santé qui prend en charge la psychothérapie

la start-up Care Labs créée par Vincent Daffourd et Guillaume Gallois, mets en place une nouvelle manière d’envisager la santé, en particulier en offrant de s’occuper de la personne en amont du mal, c’est à dire sur le plan de la prévention.

Le chèque santé propose de mettre en place un partenariat entre l’entreprise , le salarié et les professions paramédicales de bien-être et de développement pour miser sur la prévention en proposant un complément des couvertures santé déjà existantes.

l’entreprise est invité à investir pour le bien être de ses salariés.

vertPour ma part, je souhaite un ample succès à ce système simple d’utilisation pour le salarié, et peu couteux pour le professionnel.  Un système qui favorise la prise en compte des besoins de bien-être, de bien-vivre des salariés, et qui comprend la nécessité d’une aide à cette prise de décision.

L’intérêt est triple, l’entreprise s’y retrouve en ayant des salariés créatifs, compétitifs et sereins, le salarié peut se permettre des consultations pour son mieux-être, vers des spécialités comme la psychologie, la sophrologie, l’ostéopathie, ou toutes professions paramédicales de bien-être et de développement,   et ces professionnels non afiliés à la sécurité sociale peuvent accueillir un plus grand nombre de clients.

la société CARS LABS touchera 3% des honoraires du professionnel.

N’oublions pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir, cela coûte bien moins cher à la société.

Avec ce chèque santé, un plus grand nombre de personnes peuvent enfin avoir accès à des soins qui jusqu’ici, restaient innaccessibles car trop cher pour eux.

https://www.facebook.com/ChequeSante?fref=ts

 

la dépression définition

La dépression

homme déprimé

Ce terme est souvent employé dans le langage courant pour désigner une perte de tonus, une humeur altérée de façon passagère, un coup de déprime en quelque sorte, qui peut durer quelques jours voire quelques semaines.
Mais sans dénigrer ces passages à vide de ces personnes, qu’il faut entendre dans leur vécu, j’aimerai apporter un éclairage sur ce qu’est le trouble dépressif, ou dépression.

DÉFINITION :

sunset-401541_640Selon L’OMS (organisation mondiale de la santé) La dépression constitue un trouble mental courant, caractérisé par la tristesse, la perte d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de faible estime de soi, des troubles du sommeil ou de l’appétit, d’une sensation de fatigue et d’un manque de concentration.
C’est une véritable maladie psychique, relativement fréquente (8 % des français de 15 à 75 ans) en particulier chez les femmes (2x plus que les hommes) (source du ministère des affaires sociales et de la santé 2009).
L’humeur dépressive entraîne une vision pessimiste du monde, une perte d’estime de soi, un sentiment de désespoir, d’insignifiance, d’incapacité à entreprendre quoi que ce soit de durable, une culpabilité importante de ne pas être capable de rien, une humeur triste voire sombre, avec un risque de suicide non négligeable, des pensées noires, un manque d’énergie pour tout voire un épuisement physique et psychique voire d’abattement, des troubles du sommeil (hypersomnie, ou insomnie, ou sommeil décalé), une perte d’intérêt pour les choses agréables que vous aimiez faire auparavant (lire, sport, promenade, travail…), un sentiment d’ inutilité voire le sentiment d’être un fardeau pour son entourage, une perte de confiance en soi, une perte de concentration, de mémoire…

photo de la forêt Cari=oline
LES CAUSES :
Elles peuvent être de plusieurs ordres :
>Elles peuvent être d’ordre extérieur c’est-à-dire liées à un événement extérieur : deuil, choc psychique, pertes de repères (exil, maladie…), stress important (sentiment d’impuissance accrue), conflits récurrents dans la sphère familial, au travail…
>Elles peuvent être d’ordre psychologique : c’est-à-dire trouvant leur origine dans l’histoire ancienne du patient, des relations peu sécures entre parents et enfants, des traumatismes, des deuils, un climat familial dépressif, ou anxiogène…
>Il existe encore des hypothèses causales génétiques, avec des gènes codant le transporteur de la sérotonine, qui amènerait ces personnes à être plus sensibles aux événements stressant et donc favoriserait le risque de dépression. >Et des hypothèses biologiques : un déséquilibre chimique en monoamines (sérotonine, dopamine, noradrénaline) dans le cerveau provoquerait des états dépressifs. La pharmacopée actuelle des antidépresseurs se base sur cette hypothèse.
Nous nous rendons bien compte que les facteurs de causalités peuvent être multiples et entremêlés les uns aux autres : ce qui cause le déséquilibre des monoamines peut être due à un passé psychologique difficile dû à des événements extérieurs et/ou psychique, dans une famille où l’état dépressif est présent… bref, sans en exclure aucune cause, nous savons bien qu’un individu n’est ni un objet biologique exclusif, ni un être sans histoire…
LE TRAITEMENT.
N’étant pas psychiatre, je ne peux prescrire aucuns médicaments. Si bien que je ne vais m’intéresser ici qu’au traitement de la dépression par la parole, autrement dit, à la psychothérapie.
C’est un travail de longue haleine. Car il s’entreprend sur du long terme, en ayant l’adhésion du sujet. Et c’est là que réside la difficulté. Car souvent, la personne elle-même ne croit pas en elle, ne croit plus en sa capacité de s’en sortir, épuise son entourage qui cherche souvent à la secouer, à la sortir pour contrer son état morbide. Cela passe donc par un réel engagement dans le travail psycho-thérapeutique.
J’ai l’habitude de passer un contrat moral avec mes patients :
du point de vue du patient : ils « s’obligent » à venir aux séances, (j’emploi à dessein les mots s’obliger, car je sais d’expérience qu’il va y avoir des hauts et des bas dans le travail que nous allons accomplir ensemble, et que dans les bas, si la personne se décourage, le renoncement au traitement est vite présent.. alors pour l’aider dans cette démarche de travail sur elle-même, je précise que tout rdv prit est dû… cela a le pouvoir d’inciter la personne à se mobiliser, à faire l’effort de venir, ou d’annuler suffisamment à l’avance la séance, c’est-à-dire, poser des mots sur cette difficulté passagère, et donc travailler quand même.)
et de mon point de vu, je m’engage à être présente pour eux, et à garder le silence sur tout ce qui sera dit en séance.
COMMENT ALLONS-NOUS PROCÉDER ?
Chaque patient est différent, mais d’une façon générale, nous allons explorer la vie actuelle du sujet, son passé, son enfance, ses relations avec ses parents actuelles et anciennes, son environnement sociale, familial, sexuel, professionnel….
Nous allons également mettre en place des petits outils

shéma de l'action positive

schéma de l’action positive

• Comme noter les « petits plaisirs de la vie » dans un carnet, au moins un par jour, au mieux plus. Cet exercice qui n’est pas miraculeux , va néanmoins permettre au sujet d’être attentif au moins une fois par jour à ce qui a pu lui apporter un instant de plaisir, même fugace dans la journée. Je tiens beaucoup à cet exercice, qui peut rejoindre le principe d’action positive que l’on trouve en sophrologie (qui repose sur le principe que toute action positive, entraîne une pensée positive, qui entraîne un sentiment positif). Je le propose néanmoins depuis bien avant d’avoir rencontré la sophrologie.

• Je propose également un autre exercice, toujours sur le principe de la psychologie positive, c’est de se congratuler, de se féliciter, à chaque petite victoire sur soi-même : chaque fois que le sujet a réussi à gravir une marche : qui peut être insignifiante pour quelqu’un qui va bien comme réussir à se laver, ou réussir à prendre le téléphone, réussir à sortir de son lit plus tôt que d’habitude… chaque petite victoire doit être consciemment fêtée, avec un YES puissant, ou autre congratulation personnelle. Le principe, là encore, c’est la prise de conscience que l’on est capable, que l’individu dépressif peut voir une issue…
Bien sûr, cela n’exclut en rien le travail sur l’abréaction* , nous allons travailler donc sur le vécu, sur l’enfance, sur les affects ressenties ou non dans ce passé, sur les traumatismes… nous allons explorer plusieurs pistes, passer par une recherche d’un contenu inconscient en travaillant sur les rêves, sur les actes manqués, en travaillant sur les associations d’idées, les interdits, les empêchements que l’on s’impose… et tout cela avec bienveillance, respect, écoute, et bien souvent explications et questionnements de ma part.
LE CONTEXTE :
Vous ne trouverez pas de bureau entre vous et moi, mais un espace ouvert, chacun dans un siège se faisant plus ou moins face.
Je n’impose pas de s’allonger, mais si la personne s’y sent mieux, cela reste possible.
Je ne reste pas silencieuse, j’interviens bien souvent pour poser des questions, aller plus loin, reformuler, poser une hypothèse de ce que je comprends, expliquer un point théorique, faire des liens entre une situation présente et passé….
Je suis naturellement positive et souriante, j’aime manier l’humour, pour faire avancer la réflexion. Et je sais bien sûr écouter ce qui m’est confié avec bienveillance et sérieux.
Avec les enfants, je vais proposer de faire des dessins, de jouer, de lire des livres, d’abord pour instaurer un climat de confiance, puis pour permettre l’émergence de paroles ou d’actes analysables.

*l’ abréaction  est la réduction d’une émotion forte, d’une tension psychique, par la prise de conscience d’un souvenir refoulé lié, où les émotions, les affects n’avaient pas été ressentis comme ils auraient dû l’être dans le passé
CONTACTS
Vous pouvez me joindre au : 06 72 98 93 11
Par mail : marianne.psychosophro@orange.fr
Le cabinet se situe : 23 traverse des coquières,13400 AUBAGNE

Psychothérapie ou sophrologie ?

La psychothérapie analytique dynamique Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de vous prendre en charge  avec bienveillance, dans une écoute  dynamique des souffrances qui vous ont amené à prendre rendez-vous.

Le but de mon travail est d’entendre la plainte, de l’analyser avec vous, et de vous aider à faire les liens entre ce qui se passe aujourd’hui pour vous et  le lien avec le passé qui vous a meurtri. En effet, nous allons remonter le fil de votre histoire, afin de comprendre le pourquoi. Je dis souvent à mes patients adultes, que nous allons aller à la rencontre du petit enfant que vous avez été, et que nous allons tâcher de l’apaiser, de le consoler, pour que l’adulte que vous êtes se sente mieux aujourd’hui. Mon rôle c’est d’être votre guide dans ce parcourt, de vous aider à faire des passerelles entre différents comportements et vécus, pour qu’au final vous puissiez vivre plus sereinement, non pas en effaçant le passé mais en vivant avec, en en faisant un allier plutôt qu’un ennemi.

Je me place parfois dans un rôle pédagogique quand il me semble important d’expliquer le pourquoi de certaines attitudes, de certains comportements.  Parfois je suis plutôt dans un une posture de dialogue interrogatif, et d’autre fois d’écoute bienveillante. Je ne reste pas dans une posture silencieuse, mais plutôt une écoute dynamique, c’est-à-dire une écoute participative, laissant place au dialogue et au réconfort.

Mon travail se base sur des connaissances psychanalytiques de type freudiennes,  mais sans pour autant m’y attacher exclusivement.  Je suis consciente que la théorie psychanalytique ne fonctionne pas pour toutes les pathologies, c’est d’ailleurs en partie pourquoi je me suis intéressée à la sophrologie qui peut être un support thérapeutique complémentaire. Je suis également partisane d’une psychologie positive, qui permet d’aller à la recherche de ce qui va bien en soi, pour en faire un socle de résilience possible.

Comment cela se passe-t-il ? La consultation se fait en principe en face à face, je vous laisse parler tout en posant parfois des questions pour aller plus loin sur certains points, parfois en reformulant ce que j’ai entendu afin de clarifier, d’analyser ce que j’ai compris… souvent nous ne suivons pas une trame chronologique, car les évènements vécus peuvent amener à des associations d’idées sur d’autres évènements et ainsi de suite. Mon rôle alors sera de pointer peut être ces liens qui vous ont fait aller d’un point à un autre pour en chercher avec vous le sens que cela a pour vous.

Nous pouvons également travailler sur les rêves, quand vous vous en souvenez. C’est une porte intéressante sur l’inconscient, qui nous amène parfois à comprendre beaucoup plus vite certaines peurs ou autres traumatismes. Parfois ils peuvent se révèler difficiles à interpréter, mais malgré tout, apporter des éléments pour avancer dans le travail thérapeutique.

Avec les enfants, la démarche est un peu différente. Souvent je commence par les faire dessiner, ou jouer, pour créer une alliance entre nous. J’analyse les dessins au fur et à mesure avec l’enfant afin de bien comprendre ce qui se joue pour lui. J’analyse également ce que je comprends du jeu que l’enfant met en scène devant moi et / ou avec moi. Parfois nous lisons des livres que je possède au cabinet, je peux même les prêter. Mes livres ont tous un contenus qui peuvent être discuté avec l’enfant.

La durée d’une consultation est d’environ 45 minutes. Elle peut être plus courte pour les enfants (30 minutes) avec 15 minutes qui peuvent être consacrées aux parents afin de discuter de la forme que prend la thérapie (ATTENTION ! je ne parlerai jamais du contenue des séances ! c’est la règle de la confidentialité)

Règle de confidentialité : tout ce qui est dit au sein du cabinet, est confidentiel et ne sera jamais divulgué.  Il m’arrive de parler d’anciens patients pour illustrer un exemple sur un symptôme ou une pathologie similaire, mais bien sûr je ne site jamais de nom, ni de détails trop personnel. La seule clause qui rompt le secret professionnel  c’est quand il s’agit d’un enfant dont les propos révèlent qu’il est en danger. Le cas échéant, il convient de prévenir les autorités compétentes. Ces règles de confidentialités sont valable tant pour la psychologie que pour la sophrologie.

A qui ça s’adresse ? La psychothérapie s’adresse à tous : enfants, adolescents, adultes, personnes âgées.

Que ce soit pour un mal-être passager, perte de confiance en soi, difficultés à affronter un problème, crises d’angoisses, …

Ou des pathologies plus envahissantes comme des phobies, des TOC (troubles obsessionnels compulsifs), des états dépressifs plus ou moins importants et/ou cycliques…

La psychothérapie peut également  aider ponctuellement à vivre un deuil difficile, un départ à la retraite, un divorce…

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de détails.